09/09/2005

Meeting Vikenti - prélude

Ça faisait deux heures que Corwin se trouvait au deuxième sous-sol du Barking Dog. Le BrkngDg est à Paris, lieu privé où la faune est peu fréquentable et la flore aussi belle que vénéneuse. Ne cherchez pas ce nom dans un quelconque annuaire, c’est le nom que Corwin lui donne. Il s’était dit que si il ouvrait un bar, il le nommerait « The barking Dog » donc en attendant il a nommé ce repaire ainsi.

Le second sous-sol du BD est constitué d’alcôves presque privées. C’est à dire que l’on peut y recevoir avec une relative discrétion. Corwin avait tout d’abord vu Flow#1, ce dernier, toujours aussi speedé à une pathétique substance psychotrope, lui avait assuré que l’un des invités/contacts serait là ce soir.

Chose imprévue. Corwin n’apprécie pas l’imprévue pour les affaires délicates. Mais il y a certaines occasions où l’imprévue peut bien être toléré. La rareté ou l’importance du contact empiète toujours sur la sécurité.

Geof vint le trouver avec une bouteille de manzana. Ils discutèrent une bonne demi-heure et retournèrent au bar. Geof confirme la présence imminente de l’individu codé Iouri. Corwin demande à revoir la fiche sur le portable. La fiche pèse 8 méga octets et quelques, photos incluses, mais son poids dans la tête de Corwin atteint la tonne. Il se rend compte qu’il va être face à "ça" et qu’il n’est déjà pas très clair. Après un épisode peu glorieux où la manzana, la vodka et le gin et pas mal de jus de fruit repassent par la case départ cela va bien mieux. Un débarbouillage.
Et le voilà clean. Fin prêt pour la bête. Ou presque.

Il rejoint Geof au bar. Branche une fille aux seins trop gros et aux yeux à moitié ouverts. Elle se vante de sa tune, de son appart à Paris. La pauvre, elle est insupportable. Corwin laisse ses yeux errer sur les gens dans la salle. La fille est rejointe par un mec. Un minet lamentable tout fashion propret qui parle, parle, parle de rien et fait pleins de gestes dans tous les sens. Corwin ne les voient même plus, les entend encore moins, il pense à Iouri, et il n’est pas tranquille. Lorsqu’il revient sur terre, les deux pîpoles rive-gauche se sont éloignés. La discussion reprend avec Geof. Un éclat de voix leur fait tourner la tête. Corwin voit le minet s’engueuler avec un gars. Il ne voit pas l’interlocuteur de la vindicte, celui-ci étant en retrait dans le couloir. La crevette s’énerve et s’excite, ça amuse beaucoup nos deux compères qui se retournent pour observer la scène. Apparemment, quelqu’un lui a dégueullassé son super t-shirt « je suis un rebelle » à 200 €uroballes. Juste quand il commence à sortir son portable pour faire on ne sait quoi, Corwin voit un bras jaillir de l’ombre, rentrer en contact avec le 'rebel' et le catapulter 3 mètres plus loin. Si vous croyez que le silence se fait pour ça au BD, vous vous trompez. Killing Joke hurle toujours. Un molosse s’approche de la crevette à terre, le prend par le col et le remonte.

Le gars sort du couloir. A ce moment là, Corwin sait qui il est. Le type regarde vers le bar, voit Corwin et sait que celui-ci sait. Corwin se dirige vers l’alcôve appelée "la cage", Geof lui lâche un bonne chance et finit son verre.

01/09/2005

Here & now

retour après une pause d'un mois. remettre la machine en branle. rallumer les moniteurs de contrôles de ce blog. reprendre l'habitude d'annoter sur ce lieu - espace. reparcourir officiellement les couloirs scintillants de lumière incertaine du Sulaco.

J'ai plusieurs fois songé à des notes possibles durant tout le mois. Je les disséminerai parmi les notes du temps présent.

Plus que jamais, le temps s'impose à moi comme étant la clef de toute gestion de l'âme si particulièrement humaine. il est 23h23. Ce temps donc, précipite les évènements et en oblitère d'autres. L'humain fait le choix, en son âme ou non.

La puissance de l'instant présent provient de notre interaction sur son flux, jouir du moment se confond avec le Dies Irae, le futur est sombre et inconnu, peu importe le passé, ce révolu de mémoire. succénadé d'émotions périmées servant de béquilles à des présents souffreteux.

Lâche tes souvenirs et vis !

Bien à vous. ici et maintenant.

[ Das Corwin ]