30/03/2005

Am I the Boy with Nails in His Eyes ?

Apparemment beaucoup de gens dans mon entourage se sont donnés le même mot d'ordre : Je ne regarde pas autour de moi, je ne fais gaffe à rien, je prête pas attention aux autres ... Bien bien bien
Chaque interlocuteur ayant des faits plus ou moins précis pour agrémenter son point de vue.
Je suppose que si tout le monde s'y met, il doit surement y avoir un soupçon de vérité. Même rien qu'un petit.


The Boys with Nails in His Eyes

put up his aluminium tree

It looked pretty strange

because he couldn't really see

Tim Burton



29/03/2005

Sous un ciel de glace écarlate

Corwin aime le froid et la nuit. En montagne on distingue enfin les percées que font les géants dans la voute céleste. Hélas il ne fait guère froid. Corwin a finit par dégotter le seul club troglodyte de la station ... Avec une déco de cave abandonnée, une sono bruitiste et un dj pas trop ignare, et des serveuses avenantes qui dispensent moults breuvages lycanthropiques.
Peu avant dans la soirée, Corwin était passé prendre Eva dans le chalet des saisonniers. Luna avait profité du wagon et s'était collée aux deux fuyards. Ce chalet contenait plus de substances psychotropes que la voiture de Raoul Duke dans Fear and Loathing in Las Vegas ... Corwin emprunta la voiture de Sonar, une clio noire bien amochée, ce dernier préférant suçotter son sucre enflammé imbibé d'absynthe. Ses 5 autres comparses, tous sexes confondus, commattaient dans le salon, fixant le plafond ou la fenêtre. Corwin a perdu l'habitude de raisonner les gens et même jusqu'à donner son avis devant des états aussi ... avancés. Il se contente de prendre chaque fille par un bras et trois ombres s'avancent cahin-caha sur la neige en direction du véhicule.
Corwin ne s'en était pas rendu compte mais Luna est aussi hors service que les zombies du chalet. Elle s'endort dans la clio. Les deux autres lui attachent les clefs autour du cou et descendent dans la crypte obscure, avides de tièdes ténèbres. Eva s'en va discuter avec le dj qu'elle connait; Corwin lui a donné des consignes pour amadouer celui-ci afin qu'il arrive à placer quelques tracks de son minidisc. Il va quant à lui s'attabler au bar et engager la conversation avec une jeune femme ressemblant fort à la Carrie Bradshaw de S&C, et vous le savez tous, "Carrie Bradshaw knows good sex". La conversation est plaisante et la soirée aurait pu diverger si Eva n'était revenue rapidement se lover contre lui. Eva, une frêle créature dont la bouche lui arrive dans le cou. Endroit idéal. Tétue et capricieuse, elle le fait rire. Elle est plus jeune, plus folle et libre. Tant mieux.
Elle emmène Corwin au second sous-sol, qu'elle connait, dit-elle d'un air fier mais peu assuré. Si elle connait le second, ça n'a guère d'intérêt, autant aller au troisième sous-sol. Une vraie tour des profondeurs ce club ! Elle hésite devant l'escalier qui s'ouvre sur une bouche noire, barrée par une chainette en plastique rouge et blanche. Corwin s'y engouffre, un bras autour d'Eva, l'autre agrippant la vodkaramel. Seule une ampoule d'un jaune antédiluvien éclaire faiblement le couloir, tous les sons du haut arrivent étouffés et ils ne distinguent que les basses lourdes de la sono. Eva reprend son assurance, cela amuse Corwin qui se laisse guider. Ils trouvent un ascenseur hors-service. Ils s'y immiscent. La pénombre luit contre les reflets métalliques de la cage et l'écho se prolonge sur les respirations. Corwin se délecte d'abord de ce décor de ruine urbaine creusée dans la nature glacée, pour goûter ensuite à celle qui l'a accompagnée. Les corps se plaquent contre le métal froid et le temps se fige.
La remontée est identique à celle d'un plongeon en apnée. On remonte pour vivre tout en regrettant de ne pas rester un instant de plus. Dehors, il fait un peu plus froid, les étoiles sont toujours visibles et sa bouche redevient glacée.

28/03/2005

D.S.R. playlist #2

roll over de 5 morceaux

Ennio Morriconne - Le Bon, la Brute et le Truand

Kosheen - Hide U (Acapella Intromix)

Karen O - Whenever I wake up
Extrait d'une pub d'Adidas qui passe au cinéma. Clip pas désagréable, onirique, et bien servi par cette musique.

Broodwar - Introduction
Morceau qui passe en fond du film d'intro de Broodwar.

Radio Free Zerg
mmmmm du disco zerg ?

La vie est faite de morceaux qui ne se joignent pas

Au-delà de l'évidente vérité absolue de cette phrase, j'ai mangé un dragibus totalement difforme et je n'ai presque pas eu peur, j'ai réinstallé Starcraft/Broodwar, je brasse des gigas mp3 pour les ranger dans des petits dossiers, et je découvre que Lorenzo a externalisé son Odio Radioblog.

Eclectisme et qualité de la programmation. L'une des rares radioblogs où les déclamations d'un texte d'Ellis par Erik
Arnaud cotoient du Schubert et de l'electro Slovène, le tout saupoudré par un parachuté Call on Me ...
Prochainement je ferai un lien permanent sur les radioblog et radionet les plus pertinentes (à mon goût bien sur).

> Never forget : "This is not an Exit".

playlist : Odio 'MercutioClub' Radioblog


who's in charge here ?

27/03/2005

Bi bak

be back un 27 mars. Jour anniversaire de Tarantino, ouep, même que c'est imdb.com qui le dit, alors ... Et je reviens en entier et sans boite de sapin ni rien de ce genre. Juste quelques grammes de chocolat.
Bonnes Pâques à tous d'ailleurs.
Pâques m'avait semblé une bonne date pour changer. Passer un cap. Quelque chose comme ça.
Cela m'avait semblé en tout cas une bonne période pour Croire à nouveau. Dimanche est passé et je ne suis pas retourné dans Sa maison. wait and see.

18/03/2005

Road 265, premier songe

La première fois que je rêvais de cette route two-six-five, je m'étais assoupi devant la porte de la salle des Voyages. Une route pour un voyage, logique, me suis-je alors dit en rêve.
Les reliefs blancs ne bougeaient pas mais cet être inerte était mon guide. Je suivais la direction ce ses osselets laiteux rongés par le sable. Je voulais rattraper cette âme, espérant un début d'explication à tout ça. Je marchais pendant longtemps, les montagnes au loin ne semblaient pas se rapprocher et le soleil restait désespérement au zénith. Découragé, je m'allongeais, rabattais la capuche sur ma tête puis m'endormais.
Ce fut un vent frais qui me réveilla. J'ouvrais les yeux. Le crépuscule. Apparemment, j'avais dormi pendant pas mal de temps.
- et ouais, t'as pioncé pendant 5 ans mon gars !
Je me retournais lentement, à peine surpris. Un homme était là. Habillé en cowboy, avec toute la panoplie. De la veste à carreaux aux bottes éperonnées en passant par un jean bleu élimé. Son Stetson était penché en avant, touchant presque les lunettes fumées, et un foulard masquait le bas du visage.
- ça fait pas mal de temps que je t'observe, continua l'Apparition, tu sais où tu vas comme ça ?
- non, répondis-je. Dites le moi.
- Tu passeras pas la nuit gamin alors je peux bien te le dire. La two-six-five continue ainsi sur une éternité, puis elle plonge dans l'océan et descend jusqu'au Kraken. C'est ce que dise les anciens.
- Elle passe alors ces fichus montagnes ?
Il ajustait ses mains dans ses poches et continuait de me fixer.
Je pris alors conscience que ma main droite enserrait quelque chose. Elle sortit au ralentit de la parka, autonome, brandissant un Colt Python au canon interminable. Un bruit assourdissant retentit alors que mon bras était projeté en l'air. Au même instant, l'homme recula d'un mêtre la tête basculée en arrière.
Le souffle coupé, je m'approchais du corps. Le Stetson était toujours vissé au crane, au milieu duquel une pièce de monnaie carmin était posée. Les lunettes et le foulard avaient volé aux alentours.
Il n'avait ni yeux, ni bouche. Ce n'était ni arraché ni cousu, juste absent. De la peau recouvrait naturellement le tout comme si ils n'avaient jamais été là.
Je remettais le Colt dans la poche et tournait les talons, avançant sur le crépuscule.

Nuit

La nuit est là et il ne fait pas froid
première semaine douce de l'année
si douce qu'on se croirait en été, ou presque
Le ciel de Paris est aussi noir qu'il peut l'être
et la faune nocturne sort de ses trous
les touristes rentrent à l'hotel en parlant fort
les couples rentrent enlacés jusqu'au lit
je passe
le smur me frole sirêne hurlante
le clochard s'écarte trainant ses paquets
peu de monde dans les rues à cette heure vide
Murmurant le satisfied mind de Johnny Cash
je traverse le boulevard et m'arrête.

13/03/2005

Asystolie road number 265

blanche carcasse
étendue
sur l'asphalte noir

la fleur naissante
sous le sein
déploie ses pétales incarnats

les phalanges brisées
pointent l'improbable direction
où l'âme s'en est allée

There are such things


"Just a moment Ladies and Gentlemen, just a word before you go. We hope the memories of Dracula won't give you bad dreams, so just a word of reinsurance. When you get home tonight and the lights are turned out, and you're afraid to look behind the curtains, and you dread to see a face appears in the window well just pull yourself together and remember, after all, there are such things ... "

10/03/2005

Special thanx

Un grand merci à la jeune femme qui m'a gentiment rappelé hier pour me signaler que si elle n'était pas concernée par mon rendez-vous, elle était en revanche contrariée que je puisse le manquer.
La numérotation automatique c'est bien. Encore faut-il enregistrer le bon numéro !
Du coup, j'étais plein de bons sentiments envers mon prochain pendant la soirée ...

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