11/12/2006

RED nocturna

le froid ne vient pas

on a beau l'attendre, immobile dans la nuit,

lame d'acier à la main,

d'où le vermillon liquide goutte au sol.

il demeure en attente,

se fait désirer jusqu'à la douleur.

l'espoir nait lorsque le vent s'élève

puis meurt immédiatemment

lorsque l'on sent cette tiédeur. 

cette fade chaleur est encore plus déplacée dans la Nuit.

Mais alors qu'il vient, la main effectue la dernière rotation.

fatale.

et une dernière vapeur s'élève dans le ciel noir. 

14/11/2006

l'espoir étendu sur la neige

le goût amer de la perte remonte doucement dans la gorge.

metallic taste of blood

les yeux fixent un point sur l'horizon,

aussi verrouillés que la main sur la crosse.

le vent laisse des flocons en suspension.

red drips on white ground 

la vapeur s'élève en tournoyant du canon.

de ce jour, tout pourra basculer.

un avenir pour la vieille Europe glacée.

call us Freedom, call us now 

les yeux se levèrent sur la foule,

innombrable et immobile.

Et une forêt de poings barrés de la croix rouge s'éleva, 

pointant le ciel.  

red cross on black fist

ils étaient notre espoir. ils le sont encore. 

 

26/02/2006

Starter again

Il est vrai que ce blog n'a pas beaucoup avancé depuis fin juillet 2005.

Il est vrai que je fus fort peu actif sur ILYS.  

Il est vrai que j'ai fait vivoter le blog jusqu'à début décembre. 

Il est vrai que j'ai eu un mois de décembre ne se prétant absolumment pas à la rédaction du blog.

Il est vrai que janvier j'étais épuisé. à tous points de vue.

Il est vrai que pendant février j'avais pleins de choses à dire. Et que je n'ai pris aucune note.

Il est vrai que je suis de retour dans le Sulaco.

04/12/2005

Ce dimanche soir

j'erre comme souvent dans le quartier. Enfin j'erre ... je vais d'un point A à un point Z et je prends des checkpoints intermédiares qui ne sont pas forcément les plus directs, juste pour le plaisir de marcher la nuit, de profiter du temps, du temps chronos hein, pas de la météo, merci.

et donc j'avais pour une fois mon numérique accessible facilement, et j'ai pris quelques clichés, cela m'a rappelé de bons souvenirs du temps où je mitraillais tout et n'importe quoi. Et pour vous prouver que je n'ai pas perdu la main, voici une sélection de grand n'importe quoi !

la seule photo de ce soir qui me plaise vraiment. un recoin de l'Opéra éclairé de l'intérieur. la compression jpeg rend mal les couleurs, tant pis.

Un recoin encore plus improbable de l'Opéra. Complétement dans l'ombre, donc pas mal de grain avec un temps de pause trop long pour être (ô)net.

Couloir de piliers extérieurs de la floutitude vague et sans inspiration.

L'hotel d'en face les piliers, à l'époque de mon réflex argentique je torturais chaque paramètres pour de la netteté floue (!) et c'était tout un "art". Aujourd'hui avec un vilain numérique c'est too easy ...

Je me suis résolu à faire une dernière photo potable de "nuit mouillée".

24/11/2005

Retour le soir

vous pouvez me croire sur parole, il fait froid sur Paris. ou je ne suis plus habitué. Retour de 15min de marche avec un vilain vent glacial de face et pas même un joli ciel à regarder, juste foncer tête baissée vers le nid où chaleur et nourriture se trouvent.

Cela fait 4 jours que je passe le minimum de temps chez moi : 7h. temps de sommeil + minimum vital. Heureusement ces 4 jours à bloc de taf se sont "bien" passés et le rythme normal reprendra dès demain. J'étais chez des amis ce soir et j'ai pu voir les photos de la 1ère et 2e échographie 4d (les données subissent un traitement et une jolie image assez réaliste et précise permet de voir la progéniture en gestation). c'est assez amusant et impressionant de voir cette petite chose qui poussent à travers les tissus. enfin bref. Je me demandais accessoirement et totalement en annexe de cette vision comment mon pote pouvait vivre avec cette jeune fille, certes assez jolie et intelligente mais assez et même beaucoup exaspérante par pas mal d'autres points. Je me rendais également compte que je n'appréciais pas spécialement la plupart des amies de mes amis ... quant aux amis de mes amies, je n'en parle même pas !

je regardais donc vaguement ces images, un peu envieux et pensif tout en marmonnant des banalités.

De retour chez moi, j'eu la surprise de constaster que ma génétrice était passé et m'avait laissé un consommé aux épices. J'abandonnais toute idée de plat à faire ou réchauffer pour me contenter de cette bonne soupe que je déguste présentement. Je serais bien en peine de vous détailler le contenu mais c'est délicieux.

Je songeais également que ces venues inopinée et toujours en mon absence ne m'énerver pas outre mesure et j'en suis encore assez surpris. note : trouvez un soir ou deux pour manger avec les parents avec le début de la semaine prochaine qui promet d'être infernal.

Je checke les mails et comme je ne réponds pas de 4 jours, certains s'impatientent. Ce qu'ils feront encore demain d'ailleurs je n'ai aucune envie de répondre à ce fatras ce soir.

J'écoute "Mad World" de Michael Andrews, issu de la BO de Donnie Darko, en boucle et je viens de finir ce très très bon consommé. note-bis: demander où elle a eu cette merveille.

bonne nuit

18/10/2005

Filaments de divagation

brume. brume, brouillard que sais je ? il y avait des filaments de coton dans l'air ce matin en arrivant au taf. atmosphère un peu irréelle avec ces tours qui disparaissent dans le ciel blanc. Closer des Joy se finissaient et j'hésitais encore sur le prochain album, je me serai bien passé un Pergolesi avec ce décor mais je l'avais chargé dans l'ipod ... Je songeais ensuite à New York et à ma 1ère rencontre avec cette ville. Les Twins disparaissaient dans le même manteaux cotonneux, j'avais tout de même voulu à tout prix y monter. Arrivé en haut, je me précipitais au bord et collait mon visage contre cette froide et épaisse vitre qui me séparait du vide blanc. On ne voyait rien, la silhouette de la soeur se devinait vaguement. J'étais à peine déçu, la vision de cet aveuglement procurait une telle sensation d'isolement, de paix, de silence dans cette cage de verre et d’acier que je tendais tous mes sens vers ce vide perceptuel pour en jouir pleinement. Nous redescendîmes dans le chaos vivant entre les blocs, j'avais 12 ans.

Ce songe mélancolique de la Grosse Pomme me fit penser à Carla. Carla dans son appartement -so cosy she said !- en train d'écrire des articles pour divers canards pipôle et mode, je l'imagine bien allongée dans ce canapé rouge tout défoncé que j'ai vu en photo, mâchonnant son stylo en cherchant une idée.

t'écris pas direct sur le mac ? m'étais-je interrogé.
ideas come only with pen and paper she replies.
as you wish my dear... C'était lundi.

 

Mardi matin. Ce matin donc. 'fait plus frais non ? Bon, je vais pas vous faire la météo, cela ne me passionne guère.

Je me demande quoi faire de ce blog. J'ai écrit une note la semaine dernière. Une autre une semaine après. C'est assez faible j'en conviens.

 

Je rentre dans le bâtiment. Tiens la secrétaire a changé. La dernière faisait des fellations de folie dixit P. Il m’avait informé de cette connaissance il y a 4 mois de cela. Quand il m’a dit ça d’un ton égal devant la machine à café à 8h30 j’ai faillit m’étouffer avec mon thé. Je m'épargnais les sordides détails en opinant du chef tout en souriant d’un air entendu. Pas la peine de contrarier P. de si bon matin …


C’est décidé je continue.
Je vous autorise à revenir ici régulièrement.

10/10/2005

De nuit

C'était hier. je rentrais et il faisait nuit. enfin c'était aujourd'hui plus précisément, mais avant une courte nuit de sommeil.
Je me rends compte que ce que je narre se passe souvent la nuit.
sûrement parce que j'aime énormément la Nuit.

il faisait donc nuit et doux sur Paris.

Je rentrais péniblement chez moi, sourd, le regard dans le vague et le corps courbaturé et douloureux.
Je finissais donc le trajet à pieds prenant à chaque pas une fois de plus conscience que la chair est faible, dans tous les sens du terme.

La musique de 'Requiem for a Dream' créée par Clint Mansell et interprétée par le Kronos Quartet résonnait faiblement, étouffée par la ouate et le larsen auditif dont j'étais victime.
Je ne répéterai jamais assez combien j'aime cette musique. Cet air lansinant de corde grave entrecoupé d'un staccato de plaintes aigues ... un délice.

Je progressais donc à la vitesse relativement faible d'un tortue hémiplégique, observant béatement le vide des rues dans la nuit, le ciel noir où quelques rares étoiles perçaient la pollution lumineuse mégapollienne.
J'avais en tête les paroles de 'Girl' des Beatles, deux phrases qui revenaient sans cesse en boucle, accompagnés par les profondes vibrations de 'Hope Overture'.

That a man must break his back to earn his day of leisure ?
Will she still believe it when he's dead ?

deux phrases, deux interrogations, aussi vagues et floues que la raison pour laquelle j'ai songé à cette chanson ...
baaah, me voilà arrivé. dodo, here i am !

01/09/2005

Here & now

retour après une pause d'un mois. remettre la machine en branle. rallumer les moniteurs de contrôles de ce blog. reprendre l'habitude d'annoter sur ce lieu - espace. reparcourir officiellement les couloirs scintillants de lumière incertaine du Sulaco.

J'ai plusieurs fois songé à des notes possibles durant tout le mois. Je les disséminerai parmi les notes du temps présent.

Plus que jamais, le temps s'impose à moi comme étant la clef de toute gestion de l'âme si particulièrement humaine. il est 23h23. Ce temps donc, précipite les évènements et en oblitère d'autres. L'humain fait le choix, en son âme ou non.

La puissance de l'instant présent provient de notre interaction sur son flux, jouir du moment se confond avec le Dies Irae, le futur est sombre et inconnu, peu importe le passé, ce révolu de mémoire. succénadé d'émotions périmées servant de béquilles à des présents souffreteux.

Lâche tes souvenirs et vis !

Bien à vous. ici et maintenant.

[ Das Corwin ]

01/08/2005

: PAWZE :

Une pause de 1 mois sur le Sulaco s'avère nécessaire. Trop de projets qui partent dans tous les sens, gens à voir, boulot, déménagement ... bref un mois d'août globalement "trop" pour donner des nouvelles du Sulaco.

Une zone nommée "infected aera" apparaitra bientôt dans la colonne de gauche. Les lieux avec lesquels je continuerai d'interagir pendant ce mois y seront listés, en clair ça sera la DSR, ILYS et une surprise.
well, bon mois-off à tous et rendez-vous en septembre où le seul habitant du Sulaco reprendra vie en ces cloisons d'acier ...


With time the child draws in
This whipping boy done wrong
Deprived of all his thoughts
The young man struggles on and on he's known
A vow unto his own
That never from this day
His will they'll take away


28/07/2005

Life is ...

La vie est une maladie sexuellement transmissible.

on play : Deine Lakaien

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